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Alors qu’il arrivait à Séoul pour le sommet du G20, on apprenait la teneur de la lettre adressée par Barack Obama aux autres dirigeants du sommet affirmant que la force du dollar repose sur la vigueur de l‘économie américaine, celle-ci étant la meilleure contribution que les Etats Unis peuvent offrir à l‘économie mondiale. Le Président américain a voulu ainsi couper court aux multiples critiques visant la politique de relance américaine et la baisse du dollar qui en résulte. Des critiques qui viennent de Chine mais aussi d’Europe. Ce nouvel épisode de la guerre des monnaies est un des enjeux de ce sommet qui réunit sous la haute surveillance de 50.000 policiers à Séoul, les plus hauts représentants des 20 principales économies de la planète à partir de jeudi.

Le communiqué final du G20 ne comporterait aucun objectif chiffré concernant les déséquilibres commerciaux et s’agissant des changes : il appellerait les Etats à une flexibilité des taux de change, sans faire référence à une monnaie en particulier.

Le professeur d‘économie sud-coréen Kim Jung-Sik, qui exerce à l’université de Yonsei, n’est pas tout à fait de cet avis.
“Il se pourrait qu’on ait un accord qui inclurait l’ajustement de monnaies de pays tels que la Chine, le Japon et la Corée du sud qui ont tous un excédent commercial avec les Etats Unis”.
Le fait qu’il est fort probable qu’aucune référence ne sera faite à la sous-évaluation de la monnaie chinoise le yuan, ainsi qu’au laxisme de la politique monétaire américaine et la baisse du dollar, montre que les deux superpuissances économiques Etats-Unis et Chine vont se neutraliser à Séoul avec le risque important de voir perdurer les dévaluations compétitives : au grand dam des autres pays émergents, de l’Europe et du Japon.

“A la veille de ce sommet, il semble que la volonté générale a été que cette soi-disante guerre des monnaies a été propulsée en haut de l’agenda. Mais les observateurs économiques auxquels j’ai parlé affirme Seamus Kearney, l’envoyé spécial d’euronews à Séoul, estiment que l’opinion publique attend encore des progrès significatifs sur d’autres dossiers importants comme les garde-fous mis en place en ces temps de crise, ou bien la réforme des institutions financières internationales.

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