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Le Vatican se refuse à tout commentaire après les accusations d'Ali Agca

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Le Vatican se refuse à tout commentaire après les accusations d'Ali Agca

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L’homme qui avait tiré sur Jean-Paul II en 1981 et que le pape avait pardonné lors de sa visite en prison en 1983, a fait mardi soir des déclarations retentissantes.

Après avoir passé près de trente ans derrière les barreaux, Mehmet Ali Agca s’apprête à sortir un livre dans lequel il accuse le Vatican d’avoir orchestré l’attaque.

Interrogé à la télévision turque, cet homme aux thèses confuses a estimé que la tentative d’assassinat n‘était qu’un simple accident. Il a affirmé également que l’administration du Vatican en était à l’origine et il a même livré le nom du commanditaire qui serait selon lui le secrétaire d’Etat de l‘époque, le Cardinal Agostino Casaroli.

Décédé en 1998, le prélat italien n’est plus là pour se défendre. De 1979 à 1990, il a été l’un des principaux dirigeants du Saint-Siège et il a joué un rôle de premier plan dans les relations avec le bloc des pays communistes.

Les déclarations d’Ali Agca sont-elles pure spéculation pour faciliter la vente de son livre ou ont-elles une véritable signification ?

Difficile à dire mais l’attentat de la place St Pierre le 13 mai 1981 n’a décidément pas fini de faire parler de lui.

Une commission parlementaire italienne a conclu qu’il s’agissait d’un complot ourdi par plusieurs États du bloc communiste.

Si cette théorie apparaît comme la plus vraisemblable, d’autres pistes continuent toutefois à être évoquées comme celle menant à la Mafia ou à certains clans dans l’Eglise catholique.