DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Sahara Occidental : sortir de l'impasse

Vous lisez:

Sahara Occidental : sortir de l'impasse

Taille du texte Aa Aa

Le Sahara Occidental, le plus vieux conflit dormant d’Afrique… Si vieux qu’on avait fini par oublier que sans règlement définitif, il ne demandait qu‘à exploser à nouveau.

Les incidents de Lâayoune, chef lieu du Sahara Occidental, ont rappelé que rien n‘était réglé entre le Front Polisario et les autorités marocaines dans l’ex-colonie espagnole. Ils ont éclaté lors du démantèlement d’un campement lundi matin à l’aube par les forces marocaines, provoquant de nombreuses victimes parmi les civils et les forces de l’ordre.

Ce camp à une quinzaine de kilomètres de Lâayoune abritait plusieurs milliers de civils sarhaouis qui protestaient depuis plusieurs semaines contre leurs conditions de vie, mais pas seulement : “Les manifestants demandent un référendum d’autodétermination, un référendum organisé par l’ONU, a expliqué cet activiste sarhaoui joint par téléphone. Nos conditions de vie sont mauvaises, on ne veut pas continuer plus longtemps sans trouver un règlement durable…”

Un référendum, c’est ce que réclame le mouvement Polisario depuis que le Maroc a de facto annexé le Sahara Occidental en 1975 en y envoyant 350 000 de ses ressortissants, la fameuse “marche verte”, quand l’Espagne a laissé la place, cèdant unilatéralement ce territoire au Maroc et à la Mauritanie.

S’en suivront 16 ans de guérilla, au bout desquels un cessez le feu est signé sous l‘égide de l’ONU en 1991. Depuis, la partie nord et ouest de la région est sous contrôle marocain, la partie est étant contrôlée par le Front Polisario.

Le référendum promis par le cessez-le-feu n’a jamais eu lieu. La République sarhaouie arabe démocratique proclamée par le Front Polisario le 27 février 1976, date fêtée chaque année comme ici, à Tifariti, est en revanche reconnue par de nombreux gouvernements,

Toutes les tentatives menées depuis 2007 sous l‘égide de l’ONU pour aboutir à un accord ont échoué. Partisan de l’autonomie, Rabat refuse toujours de soumettre aux sarhaouis le référendum d’auto-détermination que réclame le Front Polisario.

Une situation bloquée, dont des milliers de réfugiés sarahouis continuent de payer le prix.