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Le partenariat UE-Otan victime de la crise

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Le partenariat UE-Otan victime de la crise

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L’Union européenne a besoin de l’Otan comme l’Otan a besoin de l’Europe. Il faut dire que 21 pays font partie des deux organisations. L’Union et l’Alliance ont donc tout intérêt à nouer un partenariat stratégique des plus forts, voilà pour la théorie. Mais en pratique, un fossé se creuse entre Américains et Européens notamment et c’est le nerf de la guerre qui pose problème : le financement. La crise est passée par là et a amputé les budgets de défense des Européens, au grand dam des Etats-Unis. Exemple avec le Royaume-Uni :

“Nous avons hérité d’un budget de défense immensément surévalué, avec 38 milliards de livres engagés mais impossibles à trouver pour les dix prochaines années. Donc un gouvernement responsable doit gérer cela, mais nous resterons un pays doté d’une force de dissuasion nucléaire, avec des agences de renseignement formidables et avec des soldats capables d’intervenir dans le reste du globe”, a déclaré William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères.

Le Royaume-Uni, qui détient le premier budget militaire en Europe, doit donc se serrer la ceinture, et prévoit de réduire ses dépenses en matière de défense de 8% sur 4 ans.

Londres et Paris restent tout de même les rares à respecter le seuil de 2% de leur PNB consacré à la défense, seuil fixé par l’Otan à ses membres. L’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne sont en dessous selon les derniers chiffres fournis par l’organisation.

Globalement, les dépenses militaires des membres européens de l’OTAN sont passées de 228 milliards d’euros en 2001 à 197 milliards d’euros en 2009. La plupart des pays européens ont décidé d’annuler ou de reporter leurs programmes d‘équipement militaire.

Alors pour résoudre l‘équation pouvoir militaire-restrictions budgétaires, la France et la Grande-Bretagne ont opté pour la coopération. Les deux puissances nucléaires européennes ont décidé, tout récemment, de mutualiser leurs équipements pour réaliser des économies d‘échelle. Un accord qui prévoit une mise à disposition réciproque de matériels et de troupes.

Toutefois la mise en commun des moyens n’est pas toujours aussi productive qu’espérée. Il suffit de regarder le dossier de l’A400M, l’avion militaire de transport. Les retards et les dépassements de budget ont presque eu raison du projet financé par 7 pays, dont la Belgique, la France, et le Luxembourg.