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Guantanamo, un boulet pour l'administration américaine

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Guantanamo, un boulet pour l'administration américaine

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La prison sur l‘île cubaine aurait dû fermer en janvier. Plus de 100 prisonniers y sont toujours enfermés. Certains seraient innocents, ce fut le cas de Bisher al Rawi : “C’est ça à Guantanamo, vous pouvez être innocent… ils savent que vous êtes innocent. Ils vous disent en tête à tête que vous n’avez rien fait. Vous pouvez être blanchi à Guantanamo, mais ils vous gardent parce qu’aucun pays ne veut nous accueillir.”

Omar Deghayes, d’origine lybienne, a grandi en Grande-Bretagne. Après ses études, il est parti en Afghanistan et au Pakistan. Un itinéraire suspect qui lui a valu six années de détention, et sur son corps, les stygmates des tortures : “Un gardien a enfoncé ses doigts dans mes yeux, et comme je ne hurlais pas, il a pensé qu’il n’appuyait pas assez fort. Alors il a continué d’enfoncer ses doigts dans mes yeux. A côté un officier a dit “continue!”. Il lui criait après parce que je n’hurlais toujours pas, il pensait qu’il n’appuyait pas assez. Et puis le gardien lui-même s’est mis à crier: “mais si, j’appuye ! Il y avait un officier qui avait un spray. Dans la porte il y avait une trappe, et il a essayé de me balancer du spray dans la figure et de tout brûler. J’ai sorti ma main par le trou pour me protéger, un autre officier était à côté du premier. J’avançais ma main et il a refermé la trappe dessus, et comme je ne criais pas il fermait de plus en plus. Je ne hurlais pas, alors il a poussé plus fort, et mes doigts ont été écrasés.’‘

Guantanamo : reportage exclusif d’euronews