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Corée du sud :la colère gronde

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Corée du sud :la colère gronde

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Trois jours après le bombardement meurtrier d’un village de pêcheurs par les frères ennemis du Nord, des manifestants criaient vengeance ce vendredi à Séoul et près de la frontière, contre le régime de PyongYang.

Pour eux, la retenue dont fait preuve le président Lee Myung-bak n’est autre qu’un signe de faiblesse.

“Ils ont porté atteinte à notre souveraineté territoriale. Mais notre gouvernement ne les a pas encore punis. Ils ont parlé de représailles sans agir. Il y a un vrai malaise : comment nous en remettre à notre président ?” s’interroge Park Sang-Hak, en tête de la mobilisation dans la capitale.

Pour tenter d’apaiser les esprits, le Président a nommé un militaire de carrière au ministère de la Défense. Kim Kwan-Jim, 61 ans, est réputé plus réactif et interventionniste que son prédécesseur.

Ce vendredi, le général Walter Sharp, en charge des forces américaines en Corée du sud, s’est rendu sur l‘île de YeonPyeong pour constater les dégâts causés par le bombardement nord-coréen, qui a fait quatre morts dont deux civils.

“Cette île a tout simplement été attaquée par la Corée du Nord, ce qui constitue une violation claire de l’armistice,” a-t-il commenté.

Cette attaque était la première lancée par le régime communiste contre des civils depuis la trêve signée entre les deux Corées en 1953.

Pour afficher leur soutien à Séoul, les Américains ont décidé de maintenir les manoeuvres navales conjointes prévues en mer Jaune à partir de Dimanche.

Une démonstration de force qui irrite la Corée du Nord et son allié chinois. Ce vendredi, PyongYang a accusé Séoul et Washington de conduire la péninsule à la guerre.