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"L'Irlande n'est pas à vendre, pas au FMI"

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"L'Irlande n'est pas à vendre, pas au FMI"

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C’est au son de la cornemuse, dans le centre de Dublin, que 100.000 manifestants irlandais ont fait passer ce message au gouvernement de Brian Cowen.

Ils rejettent le plan d’austérité qui a été présenté mercredi, un plan qui vise à ramener à 3% le déficit public irlandais.

Les mesures d’austérité impliquent de réels sacrifices pour la population, mais c’est la condition sine qua non au plan d’aide de l’Union européenne et du FMI.

Elles prévoient 15 milliards d’euros de réductions budgétaires et de hausses d’impôts sur 4 ans.

Le salaire minimum sera réduit.

Près de 25.000 emplois publics seront supprimés.

Les allocations chômage et familiales, de même que les retraites des fonctionnaires seront aussi baissées.

Le mécontentement de la population risque de se faire sentir dans les urnes lors des législatives anticipées de 2011 que le Premier ministre a été contraint d’annoncer cette semaine.

A ceux qui ont réclamé sa démission, Brian Cowen a répondu: “Je suis un dirigeant démocratiquement élu, et je veux continuer.”

L’annonce d’un accord d’aide internationale à l’Irlande, qui devrait atteindre 85 milliards d’euros, est en principe attendue avant l’ouverture des

marchés, lundi matin.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro et des Vingt-Sept serait prévue demain à Bruxelles.

Les médias nationaux s’inquiètaient du fait que Dublin pourrait devoir accepter un taux d’intérêt de 6,7% sur l’aide financière de cette aide

financière accordée par l’Union européenne et le FMI. Un taux largement plus élevé que les 5,2% acceptés par la Grèce au printemps dernier.

Avec AFP