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Accusations de fraude et violences lors des législatives égyptiennes

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Accusations de fraude et violences lors des législatives égyptiennes

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L’opposition égyptienne crie à la fraude.

Les Frères Musulmans entendaient rééditer leur succès de 2005 mais le parti présidentiel d’Hosni Moubarak au pouvoir depuis 1981 était assuré de l’emporter. Ils dénoncent les irrégularités et les intimidations qui ont émaillé le scrutin législatif d’hier. Nombres de leurs militants ont protesté.

L’opposition islamiste va perdre des sièges comme l’explique son porte-parole : “les gens n’ont pas pu voter. Nos représentants n’ont pas pu entrer dans les bureaux de vote. Les forces de sécurité ont supervisé le scrutin du début à la fin”.

Des accusations récusées par le ministre égyptien de l’Intérieur et la commission électorale. Cette dernière parle d‘élection équitable et précise que les résultats nationaux devraient être connus dès demain.

Son porte-parole affirme “qu’aucune plainte n’a été déposée pour irrégularités dans le processus électoral. Ni par les candidats, ni par les électeurs”.

Le taux de participation devrait peu évoluer. Il y a 5 ans, moins de 22% des électeurs s‘étaient rendus aux urnes.

Cette année, la campagne électorale a de nouveau été endeuillée et marquée par de multiples arrestations dans les milieux d’oppositions.

Ce premier tour des législatives en Egypte se conclue sur les accusations de fraudes lancées par les Frères Musulmans contre le parti présidentiel, le PND. Les Frères Musulmans devraient perdre une partie de leur représentation dans le futur parlement.