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Alliance Chine-Corée du Nord : Pékin change son fusil d'épaule ?

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Alliance Chine-Corée du Nord : Pékin change son fusil d'épaule ?

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La Chine, allié traditionnel de la Corée du Nord. A chaque occasion, les dirigeants des deux pays font assaut d’amabilité. Ça, c’est pour l’apparence. Car, à en croire les révélations du site internet Wikileaks, les relations entre Pékin et Pyongyang ne seraient plus au beau fixe.

La source de cette information ? Au départ, les propos de deux hauts-responsables chinois, transmis à un ex-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, qui les a ensuite confiés à un ambassadeur américain. Des propos alors interceptés par Wikileaks, et publiés par le quotidien britannique The Guardian.

On y apprend que la Chine serait prête à changer son fusil d‘épaule, en acceptant une réunification des deux Corées. Un sujet jusque-là tabou. Pour Pékin, tant pis si le Nord est absorbé par le Sud, et que les Etats-Unis contrôlent tout cela. L’essentiel, c’est que cette entité ne constitue pas une menace pour la Chine.

La péninsule coréenne est divisée depuis la guerre de Corée au début des années 50. Entre Séoul et Pyongyang, aucun accord de paix, aucun armistice n’a été signé.

Selon les révélations de Wikileaks, la Chine ne considère plus la Corée du Nord comme un allié “utile” et “fiable”. Et Pékin ne bougerait pas en cas de déclenchement dhostilités massives dans la péninsule.

Alors, info ou intox ? Si l’on s’en tient au dernier coup d‘éclat nord-coréen, à savoir le bombardement de l‘île de Yeonpyeong, en mer Jaune, on notera que la Chine n’a pas condamné les tirs d’artillerie. Il y a pourtant eu quatre morts côté sud-coréen. Conformément à son statut d’allié de Pyongyang, Pékin n’a fait que lancer un appel au calme.

Le régime nord-coréen est coutumier des provocations dans la région. En 2009, lancement d’une fusée à plusieurs étages, officiellement pour placer un satellite en orbite. En fait, à son bord se trouvait un missile intercontinental. La fusée s’est abîmée aux larges des côtes japonaises. Grosse colère à Tokyo. Et en coulisse à Pékin, on se dit agacé par l’attitude du régime nord-coréen. Il se comporte en “enfant gâté”, aurait même dit un diplomate chinois à un homologue américain. Des propos rapporté aujourd’hui par Wikileaks.

Enfin, toujours selon les fuites publiées par la presse, la Chine aurait constaté l’effondrement économique de la Corée du Nord, qui pourrait précéder l’effondrement politique du régime. Un régime qui, selon plusieurs analystes, aurait du mal à survivre à la disparition de l’actuel dirigeant Kim Jong-Il.