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Tour d'Europe du malaise des étudiants

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Tour d'Europe du malaise des étudiants

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Dans plusieurs pays d’Europe, la morosité économique se ressent jusque dans les lycées et les universités. Les étudiants s’inquiètent pour leur avenir. Ils dénoncent les mesures d’austérité qui les affectent directement.

Ainsi, au Royaume-Uni, de milliers de jeunes sont descendus dans les rues à plusieurs reprises, parfois de manière violente, pour s’opposer à la réforme des universités. Le gouvernement Cameron a prévu de quasiment tripler les frais d’inscription, passant de 3290 livres, soit environ 4000 euros par an, à 6000 voire 9000 livres. La colère des étudiants vise les conservateurs au pouvoir, mais aussi leurs alliés, les libéraux-démocrates, qui avaient pourtant promis de ne pas toucher aux frais d’inscription.

En Italie, la même colère, exprimée par les étudiants, le 17 novembre, puis le 25, contre la réforme de l’enseignement supérieur. Elle prévoit notamment la fusion des établissements les plus petits, l’entrée dans les conseils d’administration d’experts externes au monde académique et la réduction du mandat des recteurs. Pour le gouvernement Berlusconi, il s’agit de supprimer 130 000 emplois dans l‘éducation nationale d’ici à 2013, et d‘économiser ainsi l‘équivalent de 9 milliards d’euros. La réforme prévoit aussi de diminuer le nombre d’heures à l‘école primaire, et par là même, supprimer des postes d’enseignants pour faire des économies. Ce que dénoncent les syndicats.

Dans plusieurs pays européens, le malaise des étudiants est directement lié aux difficultés économiques. Exemple, au Portugal, c’est la cure d’austérité pour tous. Le gouvernement prévoit des coupes dans les aides sociales pour les étudiants. Ce qui a déclenché un mouvement de protestation chez les jeunes.

En Irlande, des étudiants se sont joints aux manifestants mobilisés, samedi dernier, contre le plan d’austérité du gouvernement. Là aussi, les frais de scolarité doivent augmenter, limitant ainsi l’accès à l’enseignement supérieur.

Et en octobre quand les Français sont descendus dans la rue contre la réforme des retraites, les lycéens et les étudiants ont répondu présents. De nombreux observateurs ont vu là, le signe d’un pessimisme profond face à un avenir incertain.