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La diplomatie européenne au Proche-Orient encore balbutiante

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La diplomatie européenne au Proche-Orient encore balbutiante

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Au Caire, la délégation européenne devient donc une ambassade, mais les Européens n’ont pas attendu ce changement de statut pour resserrer leur coopération avec l’Egypte. Une coopération toutefois bien plus économique et sociale que politique. Et cela est symptômatique des faiblesses de l’Union pour la Méditerranée, qui peine à prendre forme en raison de l’impasse israélo-palestinienne :

“Je pense que c’est un processus interactif. Amener la paix dans la région permettrait de promouvoir le dialogue euro-méditerranéen, et inversement, le dialogue euro-méditerranéen peut aussi contribuer à apporter la paix au Proche-Orient. Le problème de l’Union pour la Méditerranée est de se hisser au plus haut niveau politique pour pouvoir donner de nouvelles impulsions”, explique le chef de la délégation européenne, Marc Franco.

Malgré son nouveau poids diplomatique, l’Union européenne s’implique encore peu au Proche-Orient. La Haute représentante Catherine Ashton n’y a effectué que deux visites, et l’Europe laisse aux Etats-Unis le soin de conduire les négociations israélo-palestiniennes.

Notre correspondant de conclure : “Bien que les institutions et les positions développées par l’Union européenne soient supposées l’aider à revêtir un plus grand rôle politique au Proche-Orient, ce n’est pas encore le cas un an après l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.”