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Alassane Ouattara déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en Côte-d'Ivoire

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Alassane Ouattara déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en Côte-d'Ivoire

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Il aurait remporté ce scrutin avec un peu plus de 54% des voix, selon les résultats encore provisoires annoncés par la commission électorale et alors que le pays est au bord du Chaos. 
 
 
Crédité de 45,9% des suffrages, le Président sortant, Laurent Gbagbo, pourrait saisir le Conseil constitutionnel et retarder ainsi la proclamation officielle du vainqueur.
 
 
La rivalité entre les deux hommes dure depuis 10 ans et l’arrivée de Laurent Gbagbo dans le fauteuil de Président en 2000.
 
 
Allassan Ouattara n’avait alors pas eu l’autorisation de participer à cette élection. Raison invoquée à l‘époque par les militaires et la Cour suprême ivoirienne: parce que de mère malienne, il ne peut pas être candidat.
 
 
En Septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso risquent un coup d’Etat contre Laurent Gbagbo. Tentative manquée, mais les dissidents réussissent à s’imposer dans le Nord du pays.
 
 
Depuis, la Côte d’Ivoire est divisée en deux. 

Une partie musulmane dont est issu Allassan Ouattara et une partie Chrétienne, comme Laurent Gbagbo. La différence religieuse n’a cependant pas été avancée comme argument politique, en tous cas pas jusqu‘à la fin des années 90.
 
 
L‘économie ivoirienne est alors plutôt florissante, comparée aux normes régionales. Plus gros producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire exportait aussi beaucoup. Du bois, du manioc, des fruits tropicaux. Sans parler de ses installations portuaires modernes, les plus développées entre Casablanca et Le Cap. D’où son surnom : “La Côte d’Ivoire, locomotive de l’Afrique de l’Ouest”.   
 
 
Les tensions politiques qui ont débuté à la fin des années 90 ont mis à mal tous ces avantages.

La pauvreté s’est accentuée et la production de cacao a considérablement chuté.  
 
 
Cette élection auraient pu mettre un point final aux troubles politiques récurrents en Côte d’Ivoire.

Auraient, car les tensions qui ont pesé sur ce scrutin laissent présager du contraire.