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Espagne : le gouvernement Zapatero met les aiguilleurs du ciel au pas

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Espagne : le gouvernement Zapatero met les aiguilleurs du ciel au pas

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La manière forte a eu raison de la mobilisation des aiguilleurs du ciel espagnols. Menacés de poursuites au pénal, ils ont repris le travail samedi après-midi après 24 heures d’une grève sauvage qui a laissé en souffrance quelques 300.000 voyageurs.

Le trafic a donc repris lentement au grand soulagement de quelques chanceux. “Je suis ravie et heureuse, vraiment, se confiait une passagère italienne en passe d’embarquer pour Rome. Ca a été horrible, toute la nuit et toute la matinée sans rien savoir…”

Mais il faudra entre 24 et 48 heures pour désengorger tous les aéroports. Pour la majorité, le cauchemar n’est pas encore terminé. Pour les passagers espagnols, c’est un pont de cinq jours qui est gâché.

“Les contrôleurs aériens font preuve d’une arrogance à couper le souffle, estime l’un de ceux toujours pris au piège. Ils nous prennent en otages ici. Les enfants, les personnes âgées, des gens qui n’ont pas les capacités physiques de rester ici toute la nuit. C’est humiliant.”

Pris de court vendredi, le gouvernement socialiste a décrété l‘état d’alerte, une mesure inédite en 35 ans de démocratie, qui permet d’obliger les grévistes à reprendre le travail.

“Les contrôleurs aériens ont été réquisitionnés, a expliqué le ministre de l’Intérieur, Alfredo Peres Rubalcaba samedi, ce qui veut dire que s’ils ne retournent pas au travail, ils courent le risque de poursuites au regard du code pénal militaire.”

L’armée s‘était vue confiée dès vendredi la gestion de l’espace aérien.

La grogne des aiguilleurs du ciel espagnols porte sur le plafonnement de leur temps de travail. Une mesure prise dans le cadre de la privatisation partielle de leur employeur, Aena. Ils réclament le maintien du système avantageux d’heures supplémentaires.