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La Cedeao suspend la Côte d’Ivoire

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Réunie en sommet extraordinaire au Nigeria, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a reconnu Alassane Ouattara comme le président-élu de la Côte d’Ivoire, comme l’avaient déjà fait le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, le président américain Barack Obama et le président français Nicolas Sarkozy.

Elle a exigé de Laurent Gbagbo qu’il se plie aux résultats du second tour de l‘élection présidentielle tels qu’ils ont été certifiés par l’Onuci (la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire). Le président de la Cedeao, Goodluck Jonathan, a déclaré : “Des élections ont été organisées, quelqu’un l’a emporté, et donc il (Gbagbo) doit céder le pouvoir”. La Cedeo a par ailleurs suspendu la Côte d’Ivoire.

Avant même cet appel de la Cedeo, Gbagbo avait défié la communauté internationale en nommant un nouveau gouvernement, alors même qu’Ouattara avait déjà présenté un gouvernement parallèle.

La solution d’un gouvernement de compromis avancée par Laurent Gbagbo ne convainc pas les chefs d‘état de la Cedeao. Le président nigérian rappelle : “Nous avons vu que ces gouvernements d’union nationale (…) cela ne fonctionne pas vraiment”.

Le scrutin présidentiel du 28 novembre était très attendu en Côte d’Ivoire. Il était censé réunifier le pays après des années de division issue de la guerre civile de 2002-2003.

Mais le président sortant, Laurent Gbagbo, s’est proclamé vainqueur. Il a prêté serment après avoir obtenu l’appui de l‘état-major alors que la Commission électorale indépendante ivoirienne avait reconnu la victoire de son principal opposant, Alassane Ouattara.

Le Conseil de sécurité de l’Onu, réuni aussi ce mardi, n’a pas encore trouvé une position commune.

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