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Deuxième sommet mondial de l'innovation pour l'éducation

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Deuxième sommet mondial de l'innovation pour l'éducation

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Quelle place accorder aux nouvelles technologies en matière d‘éducation ? Cette question a été débattue lors de la deuxième édition du sommet mondial de l’innovation pour l‘éducation. L‘événement s’est tenu pendant trois jours, à Doha au Qatar.

Pour les participants, un sujet récurrent, cette année : le financement de l’innovation. “Il est nécessaire de définir des priorités, et le financement est une des priorités”, explique Hamidon Ali, président du Conseil économique et social aux Nations Unies. “C’est vrai que tout le monde connaît la crise, concède-t-il, mais c’est aux gouvernements d’assurer le financement.

L‘éducation est essentielle. Dans votre budget, il faut consacrer la somme nécessaire et suffisante à l‘éducation”.

Faire de l‘éducation une priorité. Sur le papier, tout le monde est d’accord. Mais dans les faits, dans certains pays, c’est loin d‘être une réalité.

Alors, souvent, il n’y a pas d‘éducation possible dans les zones reculées.

Au Pakistan, une ONG, la Fondation des citoyens, a entrepris la construction de plus de 600 écoles dans les zones les plus défavorisées du pays.

Mushtaq Chappra est le fondateur de cette ONG. Il a été récompensé durant le sommet à Doha. Il évoque son projet : “Ce ne sont pas des pauvres (qui sont au coeur de notre projet); ces gens sont vraiment les plus pauvres parmi les pauvres. Notre ONG intervient dans des régions où les familles gagnent moins de 40 dollars par mois, et avec ça, il faut faire vivre plus de dix personnes. Pour ces gens, l‘éducation n’est pas une priorité. Et c’est vraiment dramatique. Ce qu’on fait, c’est qu’on construit une école en plein milieu du village. Et cela change la vie des gens, ca leur redonne de l’espoir et de la joie. Et tout cela ouvre de nouvelles perspectives aux gens. On l’a vraiment constaté”. Le leitmotiv de Mushtaq Chappra est “L‘éducation pour les pauvres ne doit pas être une éducation pauvre”.

Maintenant, quels sont les outils à la disposition des enseignants ? Dans ce domaine, les choses évoluent vite. Parmi les innovations, il y a les progrès réalisés dans la téléphonie mobile. “Je pense que cela constitue une grande opportunité partout dans le monde, que ce soit dans les pays développés et dans les pays en développement”, affirme Esko Aho, vice-président de Nokia. Selon lui, “la généralisation des nouveaux outils constitue un véritable défi. (Il s’agit de savoir) comment éduquer les jeunes et développer leur talent à l‘échelle mondiale”.

Qu’en pensent à présent, les principaux concernés ? “C’est vrai, les nouvelles technologies ont un rôle à jouer en matière d‘éducation, mais je pense qu’on doit aussi continuer à utiliser les manuels scolaires”, estime Buthaina. Elle ajoute : “la technologie est utile pour partager son expérience et son savoir avec des étudiants à travers le monde”. En revanche, pour Ether, “il y a trop de technologie, trop d’ordinateurs. On perd le sens de ce qu’est l‘éducation, et cela m’inquiète. Une de mes amies m’a dit qu’elle craignait qu’un jour, l’innovation et la technologie prendraient le pas sur l‘éducation en tant que telle”.

Plus de 1200 délégués étaient présents pour cette deuxième édition du sommet mondial de l’innovation pour l‘éducation. Les autorités qataries veulent faire ce rendez-vous, une plate-forme incontournable pour réflechir à l‘éducation des générations futures. Le prochain sommet aura lieu en novembre 2011.