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Une image qui restera gravée dans les mémoires pour longtemps. Celle d’une chaise vide sur laquelle aurait dû prendre place Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010. Le dissident chinois, qui purge une peine de prison de 11 ans, était le grand absent de la cérémonie d’hier à Oslo, en Norvège.

Tous les écrans de la planète ou presque ont retransmis cet évènement en direct, exception faite de la Chine, qui continue de crier au scandale, face à ce qu’elle considère comme une provocation.

La dernière fois qu’un lauréat n’a pas été en mesure de récupérer son prix en personne, c‘était en 1936, sous l’Allemagne nazie.

La presse chinoise, à l’image du China Daily, focalise son attention sur ces pays qui ont préféré bouder la cérémonie, 19 au total, dont la Russie et Cuba.

Sentiment mitigé dans les rues de Pékin.

“Si le prix nobel contribue à améliorer la paix dans le monde, c’est une bonne chose, déclare un habitant. Mais si la remise du prix ne sert que les intérêts d’un certain groupe ou d’un certain pays, dans ce cas, tout cela est futile, et il est préférable de l’ignorer.”

“Je crois que la Chine et l’Occident ont de nombreuses divergences d’opinion sur la question des droits de l’homme, dit cet autre. Et de ce point de vue là, il y a effectivement un conflit. Mais j’espère qu‘à l’avenir, les choses s’assoupliront.”

A Pékin, tous les accès à la résidence surveillée de Liu Xia, la femme du lauréat, ont été bloqués par la police.

Pour éviter des coups d‘éclat, près de 250 sympathisants ou amis du dissident chinois ont été placés derrière des barreaux le temps de la cérémonie, ou envoyés à l’extérieur de la capitale.

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