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A la sortie des bureaux de vote, dans la capitale Pristina, les électeurs semblent pessimistes, parfois résignés, face à une situation quotidienne difficile dans leur pays.

“J’espère que les choses vont s’améliorer, affirme un habitant de Pristina. Jusque-là, on n’a vu aucun progrès, alors on espère que maintenant, ça va changer”. Un peu plus loin, même lassitude chez un autre électeur : “le changement, on l’attend vraiment ! Vous savez, les gens sont fatigués, il y a trop de chômage, trop de corruption. Ce qu’il faudrait, c’est que les politiciens changent leur comportement”.

Un des enjeux de cette élection, ce sera le taux de participation, notamment au sein de la communauté serbe. A Mitrovica, dans le nord du pays, les Serbes, justement, sont majoritaires. Et ils sont nombreux à récuser le scrutin. “Moi, je ne vais pas voter, parce que je ne reconnais que l’Etat de Serbie”, lance un habitant. Et d’ajouter : “on est obligé de vivire ici. Avant, on était dans le centre du Kosovo, mais on en a été chassé”. Encore plus catégorique, un autre membre de la communauté serbe de Mitrovica : “jamais de ma vie je ne reconnaîtrais la souveraineté du Kosovo”.

Samedi soir, dans le nord du pays, plusieurs individus ont ouvert le feu contre un bâtiment de la Kfor, la force de l’OTAN. Pas de blessés, mais les agresseurs ont laissé une lettre de menaces pour dissuader les électeurs d’aller voter.

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