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C’est ce que pensent des associations hongroises et internationales de journalistes.

Ces derniers dénoncent la vaste réforme des médias mise en place dans ce pays au cours des derniers mois, et dont l’ultime volet doit être voté ce lundi au Parlement.

“Un tiers n’aura pas besoin de porter plainte pour qu’une procédure soir entâmée. L’instance de contrôle pourra le faire d’office. Ce qui signifie que la presse va devoir être très prudente sur le contenu des parutions”, explique un expert juridique.

Via la nouvelle législation, le NMHH, l’instance étatique en question, se réserve en effet le droit de sanctionner les journalistes et éditeurs si elle juge “inapproprié et déséquilibré”, le contenu de leurs publications.Elle prévoit de lourdes amendes pouvant aller jusqu‘à 90 000 euros.

“Je demande un peu de patience pour prouver que les mesures qui ont été prises, ou qui vont l‘être, peuvent aller dans le bon sens. Laissez-nous le temps de le prouver“a insisté le secrétaire d‘État hongrois au ministère de l’Administration publique

L’une de ces mesures concerne aussi les sources des journalistes. Refuser de les divulguer pourrait également être sanctionné.

Pourtant, selon le gouvernement hongrois, ces nouvelles lois concernant les médias respectent la liberté de la presse. Et ce dernier d’argumenter que ces lois sont dans la lignées de celles des autres pays européens sur ce sujet.

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