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La présidence discrète de la Belgique à la tête de l'Union européenne

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La présidence discrète de la Belgique à la tête de l'Union européenne

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Le 1er janvier, la Belgique cèdera la place à la Hongrie à la tête de l’Union européenne. La présidence belge n’avait pas commencé sous les meilleurs auspices : en juillet, le pays replongeait dans une crise politique interne, avec un gouvernement chargé de gérer les affaires courantes. D’où une présidence européenne plutôt discrète, finalement conforme à l’esprit du traité de Lisbonne, selon le chef de la diplomatie belge. “Le Traité demandait clairement un retrait, un retrait de la part de la présidence au niveau du Conseil européen, et du Conseil Affaires étrangères et nous l’avons fait”, commente ainsi Steven Vanackere.

Pendant les six mois de la présidence européenne, Yves Leterme a dirigé le gouvernement belge. Un gouvernement en sursis face à une situation institutionnelle bien précaire. Les élections législatives de juin ont vu la montée en puissance des indépendantistes flamands menés par Bart de Wever.

Les perspectives de conciliation entre Flamands et Wallons semblent toujours aussi inaccessibles. Pour autant, ces difficultés intérieures n’ont pas empêché quelques avancées sur la scène européenne, comme le rappelle le ministre belge des Affaires étrangères : “nous avons facilité la recherche du consensus en matière de gouvernance économique; nous avons complété l’arsenal des textes juridiques sur la supervision financière, nous avons réussi l’adoption du budget 2011”.

Finalement, cette présidence belge à l’allure discrète, aura permis l’affirmation d’Herman Van Rompuy, à la tête du conseil européen, mais aussi une meilleure visibilité pour la Britannique Catherine Ashton, au poste de Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères.