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Ce n’est pas la première fois que la représentation suisse de Rome est prise pour cible. Il y a deux mois, des anarchistes avaient revendiqué, paquet incendiaire à l’appui, la libération de trois des leurs arrêtés pour complot terroriste en Suisse en avril. L’ambassadeur Bernardino Regazzoni se souvient :

“fin octobre, nous avions trouvé, ici, le long de notre mur d’enceinte, un engin rudimentaire. Ensuite, en novembre, un autre colis piégé a explosé dans une nos ambassades en Grèce.”

Il y a deux jours, une bombe artisanale sans détonateur avait été découverte à bord d’une rame du métro romain. Mais le maire de Rome, Gianni Alemanno, se refuse à établir un lien.

“Les enquêteurs suivent des pistes internationales mais ce n’est pas à moi d’en discuter. Il semble que cet incident n’ait rien à voir avec le contexte romain,” a-t-il déclaré aux journalistes.

Pour le ministère de l’Intérieur, ces affaires rappellent la série de colis piégés expédiés depuis la Grèce début novembre. Quatorze paquets avaient été adressés aux dirigeants allemand, italien et français et à d’autres institutions et ambassades de pays européens. Les enquêteurs italiens ont contacté la police grecque pour échanger des informations.

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