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C’est au tour des dirigeants des pays ouest-africains de la Cédéao de hausser le ton à l‘égard de Laurent Gbagbo. Le chef de l‘état auto-proclamé de Côte d’Ivoire est désormais menacé d‘être délogé par la force, s’il refuse de céder son fauteuil de président à son rival Alassane Ouattara.

Pour échapper aux violences qui auraient fait 173 victimes la semaine dernière, 14.000 Ivoiriens ont déjà pris la fuite vers le Libéria voisin.

Gestionnaire du franc CFA, la Cédéao ne s’est pas contentée de menaces de représailles militaires, elle a aussi annoncé que seule la signature d’Alassane Ouattara était désormais reconnue pour les comptes publics du pays.

Laurent Gagbo lui ne plie pas et brandit la menace d’une guerre civil sans nom.

Un climat de tension palpable dans les marchés d’Abidjan.

“On aimerait que tout cela s’arrête, raconte une commerçante. Parce que si le pays n’est pas stable, on ne peut pas venir ici pour vendre nos produits. Qui va vouloir venir acheter des choses ? Il n’y pas de clients.”

3 présidents ouest-africains missionnés par la Cédéao se rendront à Abidjan mardi pour tenter d’apaiser la crise. Le lendemain, une manifestation des partisans de Gagbgo est prévue dans la capitale économique du pays. Emmenée par le virulent Charles Blé Goudé, chef des jeunes patriotes, son mot d’ordre est simple : combattre pour la souveraineté ivoirienne.

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