DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le désespoir des jeunes Tunisiens

Vous lisez:

Le désespoir des jeunes Tunisiens

Taille du texte Aa Aa

Face à face, des jeunes, et des policiers. Nous sommes à Tunis, quelques heures avant le discours à la télévision du président Ben Ali.

La tension persiste dans une Tunisie secouée par quatre semaines d‘émeutes. Jeudi matin, la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) établissait un bilan de soixante-six morts depuis le début des troubles mi-décembre. Chaque jour le bilan des victimes s’alourdit, une personne a été tuée à Tunis, deux autres jeunes gens sont morts en fin de journée à Soliman, une ville à 40 km de la capitale.

“Ils étaient après nous tout le temps, ils nous ont tiré dessus avec des balles réelles!”, crie un jeune homme.

“Les gens cagoulés, ce ne sont pas des gens de la rue, ce sont des policiers. Ce sont eux qui brûlent les voitures, qui pillent, qui cassent. Et aujourd’hui ils ont tiré sur les gens dans les rues principales et ils les ont tués”, rajoute un autre.

“La famille, le clan Ben Ali, a augmenté le coût de la vie, ils contrôlent tout, s’emporte un homme. Tout est cher,l‘électricité, l’eau, le pain. Avec nos salaires on ne peut pas se payer les produits de base, même des cigarettes.”

Malgré la décision du président de limoger deux de ses conseillers, et les appels au calme du gouvernement, explique notre correspondant Jamel Ezzedini, les manifestations continuent à Tunis et dans d’autres régions du pays”.