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Le Liban au point mort

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Le Liban au point mort

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Quel va être l’avenir politique au Liban après la démission de 11 ministres du Hezbollah et de ses alliés ? Leur départ sonne l’effondrement du gouvernement de Saad Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre assassiné en 2005.

Les Libanais vont-ils descendre dans la rue, comme ils l’ont fait le 14 mars 2005, un mouvement baptisé “la Révolution du cèdre”. Le pays a connu ensuite quatre ans d’instabilité politique.

“ On ne va pas descendre dans les rues pour protester, ou affronter l’opposition par n’importe quel moyen, explique Ahmed Fatfat, politicien pro-Hariri. Nous laissons à l’armée et aux forces de sécurité le soin de faire respecter l’ordre.”

L’opposition a démissionné car depuis des mois elle fait pression sur Saad Hariri pour qu’il désavoue le Tribunal spécial qui enquête sur la mort de son père. Un tribunal accusé par le Hezbollah d‘être à la solde d’Israël et des Etats-Unis. Le mouvement chiite redoute d‘être impliqué par le Tribunal dans l’assassinat de Rafic Hariri.

La démission des 11 ministres a été critiquée à Washington : “Nous estimons que tous les dirigeants libanais ont la responsabilité de servir les Libanais, déclare P.J. Crowley, porte-parole du Département d’Etat. Essayer de faire tomber le gouvernement est une tentative pour saper le tribunal spécial et c’est un abandon de leur responsabilité.”

Notre correspondant sur place constate que le contrat du gouvernement libanais est rompu. “Cette place derrière moi, dit Ali El Takach, où il y a eu des manifestations en 2005 et 2006, sera peut-être à nouveau le théâtre d’un conflit, conflit qui hante le Liban depuis des années”.