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Les affrontements en Tunisie continuent malgré le couvre-feu

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Les affrontements en Tunisie continuent malgré le couvre-feu

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Le centre de Tunis complètement quadrillé par la police et l’armée… Un couvre-feu a été instauré dans la capitale tunisienne à partir d’hier soir jusque tôt ce matin, une mesure décidée après les premiers affrontements dans Tunis depuis le début des manifestations mi-décembre.

Une confrontation violente a opposé hier en fin d’après-midi des centaines de jeunes à la police en centre-ville… Les manifestants ont été dispersés sans qu’on sache s’il y a eu des blessés.

Les responsables de l’opposition tentent de faire entendre leur voix, à l’instar de Maya Jribi, Secrétaire générale du Parti Démocrate Progressiste : “Nous appelons à ce que cessent les tirs tout de suite, et nous appelons à un programme de réforme globale pris en charge par un gouvernement de salut public”.

Mais malgré le couvre-feu, certaines banlieues de Tunis n’ont pas connu de répit. Des tirs ont été à nouveau entendus.

Une répression qui ajoute au ras-le-bol ambiant, selon cet homme : “On n’y croit pas. On a des promesses depuis 1987, on entend toujours ces mots. On nous a promis qu’on allait trouver du travail, qu’on allait régler nos affaires… Mais on n’y croit plus”.

La répression des manifestations a été encore plus violente en province, avec au moins deux morts à déplorer dans la ville de Douz, et parmi eux un professeur d’université franco-tunisien. A Thala également, un manifestant aurait été tué par balle mardi.

Au niveau international, la situation tunisienne suscite de vives inquiétudes… Mais en France, l’opposition dénonce le silence du gouvernement, qui a estimé ce matin par la voix du ministre de l’Education Luc Chatel que Paris n’avait pas à “s’ingérer”.

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