DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Liban : un accord bien difficile à trouver

Vous lisez:

Liban : un accord bien difficile à trouver

Taille du texte Aa Aa

Maintenant, c’est au Président du Liban, le chrétien Michel Suleiman de jouer son rôle le plus difficile. Lundi il doit commencer des consultations avec les groupes parlementaires pour nommer un nouveau Premier ministre.

Selon la constitution libanaise, celui-ci devra être un musulman sunnite, comme c’est le cas de Saad Hariri. La formation de son gouvernement en 2009 avait pris 5 mois de négociations entre les différents groupes politiques libanais.

L’arithmétique parlementaire incertaine laisse penser que cette fois, trouver un accord sera encore plus difficile.

Dans la rue domine le scepticisme, comme l’exprime cet habitant de Beyrouth : “Le gouvernement est paralysé depuis le début à cause des bagarres politiques. Maintenant, la question c’est de savoir si la situation permettra de constituer un autre gouvernement avec le même partage de sièges entre l’opposition et les ministres pro gouvernement, comme on avait avant, c’est difficile.”

Le bloc d’opposition, dominé par le Hezbollah, n’a pas fait de proposition pour remplacer le Premier ministre, dont ils ont provoqué la chute. Sayyed Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, s’attend à ce que des membres de son parti soient inculpés par le Tribunal Spécial sur le Liban qui enquête sur l’assassinat de Rafik Hariri, auquel il nie toute participation.

Le Hezbollah est la seule faction libanaise autorisée à garder les armes après la guerre civile sous prétexte de résister à Israel. C’est une armée plus puissante que l’armée libanaise. Mais il n’y aura pas de coup de force, selon cet analyste :

“La situation n’a pas atteint son paroxysme. Cela se tendra à l’issue du jugement. Je m’attends à des manifestations, mais je ne pense pas que la situation sera hors contrôle. Je ne crois pas que le Hezbollah et le reste de l’opposition se lanceront dans une campagne militaire pour prendre le controle le système politique” explique-t-il.

Une dérive violente couperait les ailes de l‘économie libanaise en plein boom financier, touristique et surtout immobilier, qui a fait de Beirouth l’une des villes les plus chères au monde.