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Moment d'incertitude en Tunisie

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Moment d'incertitude en Tunisie

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De Ben Ali, il ne reste plus que ces portraits dans les rues de Tunisie, mais surtout des proches, des fidèles de la garde présidentielle, qui cherchent à fuir le pays. Certains ont été rattrappés et sont déjà sous les verrous.

L’armée y veille, comme elle tente de veiller sur la population après les pillages et les violences de la nuit dernière.

Les nouveaux dirigeants tentent de reprendre les rênes et de rétablir l’ordre.

Fouad Mebazaa a prêté serment en tant que président par interim et il a chargé l’ex-Premier ministre Mohammed Ghannouchi de former un gouvernement de coalition.

Tunis reste quadrillée par l’armée, mais les Tunisiens peuvent parler librement, enfin:

“C’est un bonjour, oui notre jour est beau car sans Zin ! Et la Tunisie va très bien tant qu’elle a des hommes. La Tunisie va bien ! “

“On nous a pris notre argent, on a rendu nos enfants orphelins. On nous a massacrés pendant 23 ans et obligés à raser les murs.”

“C’est le plus grand dictateur au monde. L’histoire n’en a jamais connu de tel. Ce général qui a bâti sa

fortune lui et sa belle famille aux dépends du sang de nos martyrs de Sidi Bouzid, d’el Kef, Jandouba, el Gasrin.”

“Nous voulons un nouveau président, un nouveau dirigeant qui soit sensible aux préoccupations des Tunisiens, du peuple tunisien, ce pauvre peuple qui aspire à travailler.”

Cet après-midi, des tentatives d‘évasion ou d’attaques ont eu lieu dans plusieurs prisons du pays. A Monastir, un incendie a été déclenché et a engendré la mort d’une quarantaine de prisonniers.

Le sentiment de notre correspondant Jamal Ezzeddini:

“Un calme précaire et une situation d’attente régnent en Tunisie après le départ forcé du président Ben Ali. Ici, tout le monde espére un retour à la normale et à la stabilité après les moments difficiles qu’a traversé le pays hier soir.”