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De signes d'ouverture en Tunisie, mais les inquiétudes persistent

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De signes d'ouverture en Tunisie, mais les inquiétudes persistent

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Un nouveau gouvernement, comprenant trois membres de l’ex-opposition, a été formé par le Premier ministre Ghannouchi.

Le chef du nouveau cabinet a aussi annoncé la légalisation prochaine de tous les partis interdits, la tenue d‘élections législatives et présidentielles dans six mois et la libération de tous les prisonniers politiques.

Des signes d’ouverture démocratique évidents mais qui ont du mal à faire oublier aux Tunisiens que la plupart des ministres du nouveau cabinet sont issus de l’ancienne équipe et du parti du président déchu Ben Ali.

Ainsi comme le souhaite Ahmed Ibrahim, nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, il faut “boycotter l’ancienne dictature et préparer de façon civilisée et pacifique les élections, pour que le peuple puisse s’exprimer à travers des élections transparentes”.

Des manifestations ont eu lieu à Tunis lundi pour réclamer la dissolution du Rassemblement Constitutionnel Démocratique, le parti de Ben Ali, et de l‘étranger, l’opposant historique Moncef Marzouki a qualifié le nouveau gouvernement de “mascarade”.

Jamel Ezzedini, envoyé spécial euronews : “Il y a ce nouveau gouvernement en Tunisie, ce gouvernement d’unité nationale, mais certains partis n’y participent pas. Certains partis et organisations de Défense des Droits de l’Homme ont condamné le fait que des symboles de l’ancien régime en fassent partie. La controverse continue en Tunisie sur la crédibilité du nouveau cabinet et sur le fait que le RCD, le parti de Ben Ali, y soit représenté”.