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Tunisie : risques de contagions à d'autres pays arabes?

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Tunisie : risques de contagions à d'autres pays arabes?

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La révolte du peuple tunisien contre le régime est bel et bien une première dans le monde arabe. La première fois dans la région qu’une révolution populaire et non un coup d’Etat ou une intervention étrangère a chassé du pouvoir le clan politique et familial qui l’avait accaparé.

L’onde de choc n’a pas tardé à atteindre les pays voisins. Dans plusieurs capitales de la région, des sacrifices par le feu, des manifestations de soutien ou de colère ont eu lieu, à commencer par l’Algérie, le grand voisin de la Tunisie, secouée aussi par une série de suicides et d‘émeutes.

Ici aussi, la révolte est partie de la rue et d’une situation économique et sociale difficile. Chômage, prix trop élevés et le sentiment parmi la population que les richesses du pays ne profitent qu‘à une minorité.

Et puis au Yémen, où le président au pouvoir depuis 32 ans est en passe de commuer la constitution pour une présidence à vie. Les étudiants ont envahi les rues, et appellé la population à la révolte

On ne sait si l’effet de la contagion ira aussi loin en Egypte, au Yémen, en Algérie ou en Jordanie qu’en Tunisie, mais force est de constater que parmi ces pays dirigés d’une main de fer ou par des dynasties familiales, la réaction est timide et la gêne perceptible. En Jordanie, où la famille royale détient le pouvoir de père en fils depuis près de 60 ans, syndicalistes et partis d’opposition ont profité de l’ouverture tunisienne pour descendre dans la rue, protestant contre l’inflation et la politique du gouvernement et affirmant souffrir des mêmes maux et de la même oppression que les tunisiens.

Silence en revanche en Lybie et en Syrie, ou le pouvoir est détenu depuis 40 ans par le même homme pour l’une et la même dynastie pour l’autre. Pour ces dirigeants, l’exemple tunisien est une leçon pour les pays arabes “à la solde de l’occident.” Même son de cloche du côté de Gaza où les palestiniens partisans du Hamas ont traîté pêle mêle Ben Ali, et Mahmoud Abbas de traîtres sous la coupe des puissances occidentales.