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Hommage aux victimes de la révolution de jasmin

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Hommage aux victimes de la révolution de jasmin

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Comme dans le reste de la Tunisie, 3 jours de deuil national sont décrétés à compter d’aujourd’hui à Sidi Bouzid, cette petite ville de 40 000 habitants où tout a commencé.

3 jours, en mémoire des hommes et des femmes tombés pour permettre à la révolution de Jasmin de se mettre en marche.

Prisonniers politiques libérés et qui retrouvent enfin leurs proches, amnistie générale pour les partis persécutés et interdits pendant 23 longues années par le régime policier de Ben Ali, la Tunisie entend désormais tourner une page sombre de son histoire.

Sidi Bouzid, où dans un geste de désespoir, le jeune Mohamed Bouazizi s‘était immolé devant les bureaux du gouverneur le 17 décembre dernier. Il voulait simplement protester contre la saisie de son étal de fruits et légumes qui lui permettait de faire vivre sa famille.

“Monsieur Bouazizi est mort en martyr, en héros, il est avant tout un symbole, raconte une habitante. Je ne peux que le remercier, parce que c’est lui qui m’a permis de me libérer de mes peurs.”

Signe que les temps changent, des centaines de personnes ont pour la première fois été autorisées à manifester devant le siège du RCD, formation désormais bancale en l’absence de bureau politique.

Un parti que tous les ministres de l’ancien régime ont fini par quitter les uns après les autres.

Mais la rue elle réclame davantage et appelle à la dissolution pure et simple du gouvernement.