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Tunisie : tous victimes de Ben Ali

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Tunisie : tous victimes de Ben Ali

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Les policiers tentent de rallier la révolution du Jasmin en Tunisie. Ils manifestaient ce matin devant le siège du gouvernement, réclamant la création d’un syndicat pour défendre leurs droits. Ils ont bloqué un moment l’accès du bâtiment à la voiture du président tunisien, Foued Mebazaa.

En première ligne dans la répression sanglante qui a fait une centaine de morts, ils redoutent des représailles.

Une peur partagée par les anciens caciques du régime recyclés dans le gouvernement de transition, Premier ministre en tête. Ce dernier a tenté d’apaiser les esprits hier soir. “Ce à quoi je m’engage en tant que responsable de ce gouvernement provisoire, c’est à me retirer de la vie politique après cette période de transition,” a déclaré Mohamed Ghannouchi.

Mohamed Ghannouchi a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes du soulèvement et a promis des compensations à leurs familles.

Alors que l’armée assure la sécurité, les policiers se sentent abandonnés. “On n’a rien nous pour nous protéger et en plus on est attaqué par tout le monde ! On veut la liberté, mais on n’est pas encore libre !” se plaignait un manifestant.

Le gouvernement de transition a libéré les prisonniers politiques et s’est engagé à organiser des élections sous six mois. Mais la population tunisienne maintient la pression, de peur qu’on ne lui confisque sa révolution.