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Le festival d’Angoulême ouvre avec les 24h de la BD

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Le festival d’Angoulême ouvre avec les 24h de la BD

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C’est le grand rendez-vous annuel du monde de la BD. L’édition 2011 du festival international de la bande dessinée à Angoulême démarre ce jeudi 27 janvier.

Malgré quelques difficultés en 2010, ce festival reste très attendu et très fréquenté. Les BD plaisent en France et de plus en plus. Depuis 15 ans, le nombre de titres publiés n’a cessé d’augmenter.

58 titres sont en course pour les Fauves 2011. Une dizaine de nationalités et toutes les générations sont représentées. Les auteurs “classiques” comme Moebius côtoient ceux bien installés comme Daniel Clowes et les nouveaux arrivants, dont certains se sont déjà forgés une solide réputation sur le web, nouvelle terre de jeu des dessinateurs..

Comme chaque année depuis 2007, le festival démarre avec un jour d’avance sur internet par les 24h de la bande dessinée, un marathon artistique, initié par les dessinateur Lewis Trondheim. Elles suivent les principes de l’écriture sous la contrainte, adaptée pour la BD par Scott Mc Cloud : réaliser une histoire de 24 pages en 24 heures, couverture comprise. Le top départ a été donné ce mardi à 15h avec une nouvelle règle cette année : réaliser une quinzaine de strips mettant en scène le personnage de Popeye. Les planches des presque 500 participants, professionnels, étudiants ou amateurs, sont accessibles au fur et à mesure de leur avancées. L’immédiateté d’internet appliquée à la bande dessinée…

Outre les séances de dédicaces qui ont fait la réputation de ce festival, une dizaine d’expositions se tiennent à travers la ville et touchent à des sujets aussi variés que les strips à trois cases des Peanuts (Snoopy) de l’américain Schultz, la série à grand tirage LanFeust de Troy ou l’histoire des colonies françaises.

Deux d’entre elles sont dirigées par Baru, vainqueur du Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2010 et président du jury 2011. La première de ses expositions, intitulée Debout les damnés de la terre, porte sur la culture ouvrière, un sujet qui est au coeur de son oeuvre. La seconde, R’n R Antédiluvien, re-visite la relation qu’entretiennent la bande dessinée et le rock à travers 31 illustrations reprises dans le livret d’une compilation de chansons choisies par Baru.