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"Dégage Moubarak" et autres slogans choisis...

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"Dégage Moubarak" et autres slogans choisis...

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Des dizaines de milliers de manifestants ont osé descendre dans la rue le 25 janvier pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak. Ils veulent que cette date soit “le début de la fin”. Revue des slogans entendus au Caire, à Alexandrie, à Mansoura ou à Suez.

Les Egyptiens ne reconnaissent pas le régime, ni le Parlement élu fin 2010 dans des élections qui ont vu disparaître quasiment tout représentant de l’opposition de la Chambre. “Batil – Batil” (littéralement “nul”) crie la foule.


Video amateur à Damiette

“Le peuple réclame la chute du système” est scandé à l’unisson mardi soir sur la place Tahrir, dans le centre-ville du Caire. Une demande presque solennelle, en arabe classique, et non pas en dialecte égyptien comme les autres slogans.


Vidéo amateur au Caire

A Damiette, dans le nord du pays, on interpelle aussi les forces de l’ordre : “Vous les policiers, nous sommes vos frères. Celui qui nous a volé, vous a aussi volé !”

“Révolution, Révolution jusqu’à la victoire. Révolution dans toutes les rues d’Egypte” Les manifestants réclament le départ immédiat de Moubarak, la dissolution du gouvernement et du Parlement et la formation d’un gouvernement d’union nationale.

En définitive, peu de références aux difficultés économiques que subissent les Egyptiens, dont plus de 40% de la population vit pourtant avec moins de deux dollars par jour, c’est une Egypte libre que réclament les manifestants et c’est Moubarak qui doit tomber. “Moubarak, Moubarak, l’Arabie saoudite t’attend”, se moquent les manifestants, en référence au pays où s’est réfugié l’ancien homme fort de Tunisie.

Un mois à peine après la révolte tunisienne qui a vu s’effondrer le régime de Zine El-Abidine Ben Ali, les Egyptiens espèrent faire flancher le pouvoir. L’exemple tunisien est présent dans tous les esprits et on dit ce mardi : “La Tunisie est la solution”. Un homme dans le centre-ville du Caire brandit même une pancarte en français “Moubarak dégage” en référence à la Tunisie. Ce slogan est aussi repris en arabe par les manifestants qui crient aussi : “Nous n’avons pas peur, nous ne plierons pas. Et nous ne voulons parler à voix basse”


Video amateur à Suez

A moins d’un an du prochain scrutin présidentiel, la colère populaire vise aussi une autre personne : Gamal, le fils de Hosni Moubarak et son probable successeur à la tête du pays : “Non à Moubarak : ni le père ni le fils”.

Moïna Fauchier Delavigne