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Le mot clé d'Obama: "investissement"

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Le mot clé d'Obama: "investissement"

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Laura Davidescu, Euronews:

Un appel à l’unité au Capitole, mais le Congrès répondra-t-il au souhait du président Obama? Nous rejoignons maintenant à Washington Emily Schmidt, d’ABC News One. Emily, certains membres du Congrès parlent d’un “nouveau ton”, d’un “nouvel orateur”. D’autres disent “rien de nouveau sous le soleil”. Quelle est l’impression des grands médias américains? Rien de vraiment nouveau dans ce discours?

Emily Schmidt, ABC News:

L’idée de la Maison Blanche est nouvelle, trois nouveaux mots: gagner l’avenir. C’est l’idée que le président Obama a vendue comme le moyen auquel il croit pour que les deux parties, républicains et démocrates, puissent travailler ensemble et essayer de consolider l‘économie des États-Unis. C’est le thème principal, c’est nouveau. En revanche, les idées à l’intérieur ne sont pas nouvelles, des choses comme investir dans l‘éducation, les transports, la recherche … Ce sont des choses dont le président a parlé dans le passé.

Laura Davidescu :

C‘était la première apparition du président Obama devant le Congrès depuis les élections de mi-mandat. Pensez-vous que cela a eu un impact sur ce qu’il devait dire?

Emily Schmidt:

Sans aucun doute. Après les élections de mi-mandat, il en a tiré très clairement les leçons, il a dit qu’il se rendait compte qu’il n’avait peut être pas assez bien fait son travail de communication avec les membres du Congrès, comme il aurait dû le faire dans le passé. Il a promis qu’il allait changer cela. Quand il a parlé la nuit dernière, il a fait des ouvertures, des choses que certains des nouveaux élus républicains attendent. Il a dit qu’il voulait interdire les fonds spéciaux aux États-Unis, c’est à dire certains projets de lois défendus par des législateurs parce qu’ils les aident à ramener de l’argent à leurs districts. Il dit que si un projet de loi de ce type arrive sur son bureau, il mettra son véto. C’est le genre de choses que justement certains des membres républicains nouvellement élus du Congrès attendent.

Laura Davidescu Laura :

Emily, au lieu de parler de coupes budgétaires, le président Obama insiste sur la nécessité d’investir dans de nouveaux rêves, dans l’innovation … Il parle de “moment Spoutnik de notre génération”, de la nécessité de financer les “projets Apollo” de notre temps. Qu’en est-il de l’argent nécessaire à ces objectifs ambitieux? Nous avons déjà entendu certaines voix républicaines de poids disant que l’Amérique va à la faillite?

Emily Schmidt:

C’est un point très important que vous abordez… L’un des mots que vous avez employé, c’est “investissement”, c’est le mot que la Maison Blanche va utiliser dorénavant. Ils vont dire: on n’augmente pas les dépenses, c’est de l’investissement, c’est de l’argent qui doit être dépensé pour vraiment renforcer la position des États-Unis, spécialement au niveau mondial. Le président Obama a dit: “bien, les Etats-Unis doivent prendre la responsabilité de leur déficit”, c’est ses mots que je cite, mais il a aussi dit qu’il y avait des choses que les États-Unis ne peuvent se permettre de négliger. Ils doivent s’assurer que les enfants américains seront compétitifs grâce à leurs études, que les travailleurs américains auront les moyens non seulement trouver des emplois ici, mais que ces emplois ne partiront pas à l‘étranger. Beaucoup de républicains n’adhèrent pas à cette idée. Je veux vous lire ce qu’a dit le sénateur Jeff Sessions, il a dit que le président ne s‘était pas montré à la hauteur du défi auquel nous sommes confrontés actuellement. Il a dit que ce dont nous avons besoin c’est de coupes budgétaires et que le président n’en a simplement pas parlé. C’est le vrai sujet du débat qui nous attend…