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Egypte : la police réprime les manifestants

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Egypte : la police réprime les manifestants

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Des manifestations anti-gouvernementales sans précédent secouent l’Egypte depuis le mardi 25 janvier.

Ce mercredi soir, la situation était chaotique au Caire et à Suez. Bravant l’interdiction des autorités, des milliers d’Egyptiens étaient dans les rues face aux forces de police.

Au Caire, il y aurait deux nouveaux morts. A Suez, selon des témoins, plus de 70 personnes ont été blessées.

Un bâtiment public et le siège du parti national démocratique ont été attaqués à coup de coktails molotov.

Depuis hier, le bilan se monterait donc à cinq morts et 150 blessés.

En 48h, la police aurait procédé à 500 arrestations, dont 26 journalistes.

Pourquoi ces Egyptiens sont-ils dans la rue? Explications de notre correspondant, Mohammed Elhamy:

“Au début, les exigences étaient économiques, les gens protestaient contre la pauvreté et le chômage, pour la baisse des prix, une meilleure répartition des richesses. C’est sur cette base que les manifestations ont commencé mardi. Mais ensuite, et en particulier dans la nuit de mardi à mercredi, les manifestations sont devenues politiques, et se sont concentrées sur un appel à ne pas voter pour le président Moubarak ou son fils lors de l‘élection présidentielle à venir, un appel à la dissolution de l’Assemblée nationale et du Parlement et à la fin de l‘état d’urgence dans le pays. Voilà les principales exigences des manifestants, qui insistent sur le fait qu’ils continueront jusqu‘à ce que le gouvernement accède à leurs demandes.”

Sur les réseaux sociaux, un appel à une marche rassemblant plus d’un million de personnes à travers l’Egypte, vendredi, après la prière de midi, est lancé.

Les Etats-Unis et l’Union européenne invitent le gouvernement à écouter les aspirations de la population.

Mohamed El Baradei, ancien directeur de l’Agence internationale de l‘énergie atomique, prix Nobel de la Paix, membre de l’opposition, fondateur de l’Association nationale de changement, candidat à la présidentielle égyptienne, est attendu ce jeudi au Caire. Il devrait participer à la marche de vendredi.

D’autres rumeurs circulent sur les réseaux sociaux : un jet présidentiel aurait quitté le Caire ce mercredi soir et la femme d’Hosni Moubarak se serait réfugiée à Londres.

Anonymous, le groupe de hackers qui a oeuvré en Tunisie, soutiendrait le mouvement en attaquant les pages web du gouvernement égyptien et du ministère de l’intérieur.