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Davos : quelle prescription pour la crise ?

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Davos : quelle prescription pour la crise ?

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Comment mettre un point final à la crise des dettes souveraines ? Question incontournable à Davos. Le Premier ministre britannique David Cameron dit tenir la seule et unique solution. Devant les décideurs mondiaux, il a défendu les vertus d’une austérité drastique.

“Nous nous sommes extirpés de cette zone de danger en mettant en place un programme ambitieux. Mais c’est un programme sur plusieurs années, parce que lorsque vous avez un déficit de 10%, vous ne pouvez pas le résorber d’un coup. Mais je suis convaincu que si nous nous en tenons à ce programme, si nous tenons nos promesses, l‘économie britannique, et l‘économie européenne – comme je l’ai expliqué dans mon discours – pourront rebondir”, a martelé le chef du gouvernement britannique.

Les Européens ont beau prescrire une grande dose d’austérité pour guérir leurs maux, tout le monde ne pense pas que ce soit le bon traitement. Parmi les voix discordantes, celle du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner :

“Les fondamentaux de la croissance résident – et je pense que c’est universellement reconnu – dans la qualité des talents que vous produisez via votre système éducatif. Ils résident dans la capacité du gouvernement à investir dans les domaines où seuls les gouvernements peuvent le faire, parce que le marché ne produira pas à lui seul le bon niveau d’investissement dans la science et la recherche.”

L’austérité ennemi de la croissance et l’investissement public moteur de l’innovation. Venant de l’Amérique, une leçon suffisamment inédite pour faire mouche.