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"Journée de colère" au Caire

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"Journée de colère" au Caire

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Ce vendredi a été surnommé jour de colère par les manifestants égyptiens.

Parmi eux, un homme qui a patiemment attendu son heure, Mohammed el-Baradei, opposant politique et prix Nobel de la paix. Hier il est rentré en Egypte et s’est dit prêt à assurer une transition post-Moubarak, et aujourd’hui, il a marché dans les rues du Caire avec des milliers d’autres.

Mais cette quatrième journée de mobilisation a dégénéré. Rapidement dans l’après-midi, des affrontements ont éclaté au Caire entre manifestants et forces de l’ordre qui ont utilisé canons à eau, gaz lacrymogènes et tirs de balles en caoutchouc.

Des dizaines de personnes ont été blessées, et au moins l’une d’entre elles est morte, portant à huit le nombre de décès – six manifestants et deux policiers – depuis le 25 janvier.

Le siège du gouvernorat d’Alexandrie, deux commissariats, et le siège du PND, le parti de Moubarak, ont été incendié.

Les violences se sont poursuivies toute la journée, avec des scènes de batailles rangées entre policiers anti-émeute et jeunes manifestants.

A signaler aussi, des journalistes étrangers ont été pris à partie par les forces de l’ordre.

En fin de journée, l’armée a été déployée dans la ville, sous les acclamations de certains manifestants.

Un couvre-feu a finalement été décrété, mais après son entrée en vigueur des tirs étaient toujours entendus dans le centre du Caire.