DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Aller-retours entre la maison et Place Tahrir…

Vous lisez:

Aller-retours entre la maison et Place Tahrir…

Taille du texte Aa Aa

Dans le centre-ville du Caire ce matin, les manifestants occupent le terrain. Certains se préparent à rentrer chez eux, pour se reposer quelques heures… et revenir.

Place Abdel Monein Riad, juste derrière la place Tahrir et le musée égyptien : un groupe de cinq femmes est installé dans la station de bus déserte. Elles ont passé elles-aussi la nuit sur la place, dans la partie réservée pour les femmes. Elles ont de 15 à 57 ans et viennent de Medinat al salam, un quartier du centre du Caire.

Suivez les événements en Egypte en direct

« On est très très heureuses », s’exclame la première. Fatima a 50 ans et vient pour la deuxième fois aux manifestations. Elle s’est déplacée avec ses amis : sa fille Iham, une amie de sa fille, des voisins…. « Je suis très très contente de participer à débarrasser l’Egypte de l’oppression », explique-t-elle. « On soutient les jeunes et toutes leurs demandes », précise sa fille, qui a terminé la fac de littérature et reste à la maison, sans travail. Là, elles rentrent à la maison en bus pour se reposer, se changer. « C’est sûr, on revient », précise-t-elle. Elles seront là pour vendredi, « le vendredi du départ ». Mais les « jeunes » restent tout le temps. Le jeune Hamza assure en effet : « on part mais on revient. Notre base est ici ! »

Le discours de Moubarak hier soir ? « Refusé », tranche Fatima. « Il se moque de nous. Ce sont juste des paroles pour gagner du temps. Non, il faut qu’il parte ». A sa place ? Il faut « quelqu’un de juste. Nous sommes musulmans, on ne peut pas continuer à vivre ainsi, avec un président corrompu. »

Moïna Fauchier Delavigne, envoyée spéciale d’euronews au Caire