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L'envoyé spécial Luis Carballo raconte comment se poursuit la bataille de Tahrir

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L'envoyé spécial Luis Carballo raconte comment se poursuit la bataille de Tahrir

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Pro et anti-Moubarak restent en ordre de bataille au coeur de la capitale égyptienne. La place Tahrir devient plus que jamais l’enjeu de ce combat. L’envoyé spécial d’Euronews au Caire Luis Carballo témoigne: “La journée de jeudi a été très agitée, une véritable bataille dans le centre du Caire, avec des attaques et des contre-attaques, avec des opposants à Moubarak et des supporteurs de Moubarak qui se sont affrontés sans cesse autour de la place Tahrir pour tenter de sortir de l’impasse qui dure depuis deux jours. Les choses vont plutôt mal, surtout pour les reporters étrangers. On peut clairement parler d’une “chasse aux journalistes étrangers” menée par les pro-Moubarak, parmi lesquels il y a – nous l’avons constaté – de nombreux policiers qui se font passer pour de simples citoyens. Ce jeudi soir, des balles ont percuté la fenêtre du bâtiment d’où nous étions en train de transmettre nos reportages; deux impacts de balles tirées probablement depuis l’une des terrasses en face, simplement parce que nous étions en train de regarder par la fenêtre pour suivre les évènements.

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La place Tahrir est encore pleine de gens, d’opposants au régime; ils restent là, ils ont gagné du terrain, ils sont derrière leurs barricades. Le calme s’installe un peu, mais ce jeudi, on a vécu des moments très, très difficiles”.

Euronews: Comment a réagi l’armée ? Les chars ont-ils vraiment tiré ?

Luis Carballo: “Oui, il y a eu plusieurs tirs. Ce jeudi, nous avons vu que l’armée se montrait, disons, plus active que dans les jours précédents. Nous avons vu qu’elle a essayé de déloger les pro-Moubarak sans y parvenir; les militaires ont réussi à les déloger mais 15 minutes après, les pro-Moubarak sont revenus occuper les ponts qui dominent la place Tahrir. C’est sur ces ponts que se concentrent les partisans de Moubarak, et les chars ont donc effectué plusieurs raids pour sortir ces gens. Mais comme je l’ai déjà dit, immédiatement après, ils étaient de retour. Leur présence s’est toutefois un peu amoindrie dans la soirée”.