DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Egypte : la realpolitik Berlusconi fait désordre

Vous lisez:

Egypte : la realpolitik Berlusconi fait désordre

Taille du texte Aa Aa

Les dirigeants européens espéraient profiter de ce sommet pour rectifier l’impression d’immobilisme face aux révoltes tunisienne, puis égyptienne. Et les premières déclarations auront été conformes aux attentes, parfois même très fermes, à l’image de l’avertissement lancé par le Premier ministre britannique :

“Si nous voyons aujourd’hui dans les rues du Caire de la violence orchestrée par l’Etat ou un recours à des voyous pour brutaliser les manifestants, alors le régime égyptien perdra le reste de crédibilité et de soutien dont il dispose de la part de la communauté internationale, y compris la Grande-Bretagne”, a lancé David Cameron.

Une ligne dure à l‘égard du régime Moubarak qui allait rapidement être démentie par Silvio Berlusconi. A l’heure où l’Europe cherche à se débarrasser de son image de complaisance, sa realpolitik a surpris :

“Il peut y avoir en Egypte une transition vers un système plus démocratique sans rupture avec un président comme Moubarak, que l’Occident, Etats-Unis en tête, a toujours considéré comme un homme sage et un point de référence précis pour tout le Proche-Orient”, a déclaré le chef du gouvernement italien.

Difficile après cela pour les Vingt-sept d’apparaître unis et cohérents. La voix de la diplomatie européenne, censée être incarnée par la Haute représentante Catherine Ashton, n’a pas fini d‘être brouillée par les interférences nationales.