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Egypte : le jour du départ mais Moubarak est toujours là

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Egypte : le jour du départ mais Moubarak est toujours là

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Ce vendredi avait été baptisé, “jour du départ” par les manifestants anti-moubarak. Mais le raïs est toujours en place.

Au 11ème jour de la révolte populaire, ils sont encore 200 000 réunis sur la place Tahrir, épicentre de cette mobilisation pour exiger un départ immédiat du président égyptien. Leur détermination est intacte : la foule a crié toute la journée des slogans hostiles au pouvoir. “Nous ne partirons pas, c’est lui qui partira, lui le rais Hosni Moubarak”. Ses partisans ont eux aussi mobilisé pour faire entendre leur voix. Les deux manifestations ont eu lieu à quelques mètres l’une de l’autre.

L’armée est restée positionnée pour tenter d‘éviter de nouveaux affrontements entre les deux camps. Elle a déployé des dizaines de véhicules pour créer une zone tampon et filtrer les accès.

Ce matin, quelques heurts avaient pourtant eu lieu mais sans commune mesure avec les violences de mercredi et jeudi. Ce vendredi a été une journée relativement calme et festive sur la place.

Ce soir, on a appris que le couvre-feu a été allégé dans plusieurs villes. Il est fixé désormais de 19h à 6h contre 17h à 7h auparavant.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a rejoint les manifestants sur la place tahrir pour la première fois. L’ex-chef de la diplomatie egyptienne pourrait etre candidat à la présidentielle de septembre… Mohamed el Baradei semble lui très hésitant selon la presse autrichienne.

“Ce pays a de plus en plus de scientifiques, des intellectuels et des chercheurs mais ce pays n’est pas capable d’avoir un bon leader parce que pendant des années on a réduit au silence tout ceux qui pensent. Ca suffit, ça suffit, ça suffit”, dénonce ce manifestant.

“Quitter l’Egypte, nous ne voulons plus de pharaon, de dictateur, laissez votre trône, nous voulons juste que vous partiez”, lance cette manifestante.

Le bras de fer continue, il se durcit mais la partie n’est pas jouée. Hosni Moubarak a rejeté toute idée de départ dans l’immédiat par crainte d’un chaos mais pour le peuple égyptien aucun doute, l’après raïs a déjà commencé.