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Egypte : notre envoyé spécial, Luis Carballo revient sur les derniers développements

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Egypte : notre envoyé spécial, Luis Carballo revient sur les derniers développements

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Carlos Rayon, euronews : Luis Carballo, l’envoyé spécial d’Euronews se trouve tout près de la Place Tahrir au Caire. Il est le témoin direct de ce qui se passe en Egypte actuellement. Les manifestants anti-Mubarak continuent à défier le régime. Ils n’ont pas la moindre intention de quitter les lieux. Le bras de fer continue.

Luis Carballo, envoyé spécial d’euronews au Caire :

“Oui, et avec beaucoup d’intensité. Ils sont très bien organisés. On a passé une bonne partie de la journée sur la place et, je peux vous dire, qu’ils très bien organisés. On a vu aussi qu’il y a un hôpital de campagne. La nourriture continue à arriver, il y a du pain. Nous avons vu des vendeurs qui proposent de l’eau minérale. On peut dire que les manifestants ont ce qu’il faut pour tenir. Tout indique que ces jeunes peuvent tenir au moins une semaine sans aucun problème.

Carlos Rayon, euronews : Quelle est la situation des journalistes aujourd’hui ? Est-elle moins tendue qu’auparavant ? Pouvez-vous nous décrire la situation que vous avez personnellement vécu hier?

Luis Carballo, envoyé spécial d’euronews au Caire :

“On peut dire qu’aujourd’hui, qu’il est plus facile de couvrir les événements même si quelques problèmes persistent. Franchement, l’armée nous a facilité la tâche, les militaires nous ont aidé à passer les points de contrôle, nous n’avons pas été harcelés comme ce fut le cas les jours précédents. Le problème, ce n’est pas l’armée mais plutôt les partisans de Moubarak. Si par malheur on se trouve dans un lieu ou ceux ci se trouvent, on peut avoir des ennuis. C’est ce à quoi nous avons été confronté hier. Nous avons été arrêtés, on nous a confisqués nos passeports et on les a remis à la police militaire. Nous avons été détenus dans un poste de police pendant une heure environ. Nous avons vu trois personnes détenues. C‘étaient des égyptiens. Nous n’avons pas su de quel camp ils étaient, étaient-ils pour ou contre le régime.

Nous avons été témoin du passage à tabac des trois détenus par un des policiers présents. Ces détenus étaient brutalement frappés, soumis à des décharges électriques à travers une sorte de barre électrique au niveau du cou et au coeur pendant plusieurs minutes et à plusieurs reprises”.

Carlos Rayon, euronews : Luis, la place Tahrir focalise l’attention des médias internationaux, pouvez-vous nous dire ce qui se passe ailleurs, il n’y a pas que la place Tahrir. Avez vous une idée de ce qui se passe dans d’autres lieux ?

Luis Carballo, envoyé spécial d’euronews au Caire :

“Notre hôtel et pour des raisons de sécurité je ne dirai pas le nom est de l’autre côté du Nil. Nous n’avons été témoins d’aucune scène de violence. Il y a une présence massive de l’armée sans aucun acte de violence. Je dois dire qu’aujourd’hui, il ya une présence militaire beaucoup plus importante sur le terrain. Nous avons vu des patrouilles de l’armée installant des périmètres de sécurité avec des points de contrôle a peu près tous les dix mètres. Cette présence est beaucoup plus palpable dans les endroits qui ont été le théâtre des manifestations menées par les pro-Moubarak durant les jours précédents”.

Carlos Rayon : C‘était Luis Carballo notre envoyé spécial au Caire. Euronews continue de vous informer sur les derniers developpements de la crise en Egypte.