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Algérie : "Le début d'un processus"

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Algérie : "Le début d'un processus"

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“Changer de système”… Le slogan de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), qui a appelé à la marche du samedi 12 février contre le pouvoir algérien, illustre la volonté des opposants au régime en place d’aller au-delà du seul départ du président Abdelaziz Bouteflika. Euronews a interrogé le secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Khelil Abdelmoumène, membre de cette coalition.

“Nous voulons que ce changement soit pacifique et basé sur les principes démocratiques et le respect des droits de l’homme. Le régime algérien est complexe. Le pouvoir n’est pas entre les mains du président de la République. Car c’est l’institution militaire qui monopolise le pouvoir. Et le peuple algérien veut un véritable changement. Un changement non pas au sein du régime mais un changement du régime.

Les manifestations du 12 février ne sont que le début d’un processus qui doit aboutir à un changement démocratique et pacifique. Le peuple algérien a consenti d‘énormes sacrifices. La guerre d’indépendance, puis le soulèvement d’octobre 1988, dont les acquis ont été stoppés avec l’interruption du processus électoral. Ce qui a valu à l’Algérie des années de terrorisme.

Mais nous sommes en 2011, c’est-à-dire près de dix ans après la fin de la violence politique en Algérie.

Et le peuple algérien veut vivre quelque chose de différent de ce qu’il a vécu durant les 20 dernières années. La jeunesse algérienne, qu’on appelle communément la jeunesse de l‘état d’urgence, aspire à des lendemains nouveaux où elle pourra vivre dans la liberté et avoir la place qui lui revient dans la société.