DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Un vendredi que les anti-Moubarak n'oublieront pas de sitôt

Vous lisez:

Un vendredi que les anti-Moubarak n'oublieront pas de sitôt

Taille du texte Aa Aa

Leur plus grande prière a été exaucée ce vendredi.

Le 11 février 2011, le jour où Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans, a fini par renoncer face à la détermination de la rue;

face aussi à une armée soucieuse d’apaiser la population. Dès vendredi matin, elle avait donné l’assurance que des réformes démocratiques auraient bientôt lieu, se disant même prête à lever l‘état d’urgence en vigueur depuis 1981.

Dans l’après-midi, la nouvelle tant espérée allait tomber, transmise par Omar Souleimane, encore vice-président, lors d’une brève allocution télévisée. “Compte tenu des circonstances très difficiles que l’Egypte est en train de vivre, déclarait Omar Souleimane, Hosni Moubarak a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République. Il a désormais chargé le Conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays”. A l’annonce de ce coup de théâtre auquel les manifestants anti-Moubarak n’osaient plus croire, un long cri à l’unisson jaillissait de la foule massée sur la place Tahrir. Certaines personnes allaient s‘évanouir sous le coup de l‘émotion.

Peu après, un militaire annonçait à la télévision d’Etat que le Conseil suprême des forces armées limogeait le gouvernement nommé par Hosni Moubarak. Il rendait aussi les honneurs “aux

martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour la liberté”.

C’est ce vendredi aussi que Hosni Moubarak et sa famille se sont réfugiés à Charm el-Cheikh, sur les bords de la mer Rouge. Fin d’une dynastie.