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La nanotechnologie fait un pas de géant

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La nanotechnologie fait un pas de géant

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Francis Massin est ingénieur-chimiste de formation. Il est aussi le directeur général de la multinationale Nanocyl. “Les nanotubes de carbones sont des atomes de carbone qui sont arrangés d’une façon particulière et qui de ce fait confèrent à ce nouveau matériau des propriétés très particulières, telles que la conductivité électrique, ou des propriétés de renforcement mécanique dans les composites”, explique-t-il.

Les nanotubes de carbone sont extrêmement petits. Mais bien que 10.000 fois plus fins qu’un cheveu humain, leur potentiel est énorme.

Il suffit de les mélanger dans des polymères, de la résine ou de l’eau pour le constater.

Michael Claes, le directeur technique de Nanocyl explique: “on transforme cette poudre de nanotube de carbone avec un matériau plastique pour former des granulés. Ensuite, grâce à un travail de filage, on les transforme en textile. Ces vestes ont des propriétés de senseurs pour la température par exemple, ou de senseur à gaz. On peut fabriquer des pompes à carburant. Autre application, beaucoup plus imposante, un fût, qui remplace des fûts métalliques, est en plastique, et est un conducteur d‘électricité.”

Nanocyl a été le partenaire de plusieurs initiatives de l’Union européenne visant à développer les nanotechnologies.

L’entreprise fondée en 2002 travaille sur différents projets, dont l’un doit entrer en phase de commercialisation. Il s’agit d’un tissu conducteur d‘électricité qui pourrait être intégré notamment aux bâtiments situées en zones sismiques.

“Si je vous montre ce démonstrateur, on a ici un textile dans lequel vous voyez des fibres noires, qui sont des fibres chargées de nanotubes de carbone”, explique Michael Claes. “On ajoute une simple flexion, un mouvement qui peut être assimilé à une fracture et qui transforme un signal qui est alors détecté par l’opérateur.”

Si la nanotechnologie secoue le monde de l’industrie de transformation, cela ne signifie pas pour autant qu’il est facile de percer de nouveaux marchés.

Pour Francis Massin, “le plus grand défi est que l’industrie en générale est très conservatrice et donc le passage de l‘état laboratoire semi-industriel à l‘état industriel prend beaucoup de temps et beaucoup d’investissements.

Il faut compter des investissement de l’ordre de 20 à 50 millions d’euros pour réellement faire passer un nouveau matériau de l‘état laboratoire à l‘état industriel”.

www.nanocyl.com