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Quel avenir pour les relations entre l’Égypte et Israël ?

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Quel avenir pour les relations entre l’Égypte et Israël ?

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Les Égyptiens ont dit adieux à Hosni Moubarak. Mais depuis la chute du raïs, une question est posée : l’Égypte va-t-elle abandonner sa politique de stabilité au Proche-Orient? En clair, va-t-elle remettre en cause les accords de paix signés avec Israël?

Dimanche dernier, le conseil suprême des forces armées a répondu sans détour à cette question. « La République égyptienne s’engage à respecter les accords régionaux et internationaux”.

Cette déclaration a rassuré l’État Hébreu. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a pas tarder à afficher publiquement sa satisfaction. « Le gouvernement israélien se félicite de l’engagement du pouvoir militaire égyptien de respecter le traité de paix conclu avec l’État hébreu”.

Pendant toute la révolution égyptienne, les Israéliens ont retenu leur souffle, redoutant de perdre avec Hosni Moubarak, leur principal allié dans la région. En dépit des discours d’apaisement, certains analystes israéliens craignent que les relations entre les deux pays ne se détériorent. “ Je ne pense pas que la démocratie en Égypte va apporter paix et stabilité si ce sont les Frères Musulmans qui remportent les élections”, explique Efraim Inbar, directeur du centre Begin Sadate d‘études stratégiques.

Le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, se montre plus optimiste sur le respect des accords avec l’État Hébreu. Pour lui, la position de l’Égypte est claire depuis la déclaration officielle de l’armée. Quant aux inquiétudes, concernant l’entrée des Frères Musulmans sur la scène politique, voici ce qu’il répond à euronews. “ On veut faire peur à l’opinion publique. On a bien vu lors des rassemblements en Égypte que les Frères Musulmans ne représentaient qu’une partie des manifestants et non l’ensemble. Ils n’avaient pas une position de leader. Ils n‘étaient pas les instigateurs de cette révolution. Ils faisaient simplement partie des manifestants ».

Hier les Frères Musulmans ont annoncé leur intention de constituer un parti politique dès qu’ils en auront la possibilité. Fondée en 1928, la confrérie était interdite mais tolérée sous le régime d’Hosni Moubarak. Elle reste profondément enracinée dans la société égyptienne, conservatrice et majoritairement musulmane.