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La "révolution des frites" afin de ridiculiser la classe politique belge

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La "révolution des frites" afin de ridiculiser la classe politique belge

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Les Belges n’ont pas “la frite”, et on peut les comprendre. Ils viennent de battre ce jeudi le triste record mondial de la plus longue impasse politique, 249 jours sans pouvoir constituer un véritable gouvernement. Les étudiants, wallons comme flamands, sont ceux qui s’en émeuvent le plus. Ils organisent des défilés dans les grandes villes. “C’est quand même un peu tard pour que les gens se bougent, on aurait dû commencer depuis bien plus longtemps, réagit un jeune homme. C’est bien aussi qu’on se motive et qu’on se bouge pour avoir une Belgique qui change”. “C’est un ras-le-bol, renchérit une étudiante. J’attends que le gouvernement se fasse et une fois qu’il y aura une décision de prise, je m’y intéresserai mais pour le moment, ras-le-bol !”

Le libéral francophone Didier Reynders a vu sa mission de médiation entre partis wallons et flamands prolongée jusqu’au 1er mars; une décision du roi Albert II qui ne paraît guère convaincre la population. La “révolution des frites” est donc en marche car les Belges préfèrent en rire que d’en pleurer. Des initiatives surréalistes sont lancées, notamment par des acteurs comme Benoît Poelvoorde qui invite les Belges à se laisser pousser la barbe tant qu’un gouvernement ne sera pas installé. Benoît Poelvoorde risque de marcher sur sa barbe. L’organisation de nouvelles élections en mai pourrait être la seule sortie de crise possible.