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Tour d'horizon des révoltes arabes

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Tour d'horizon des révoltes arabes

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Durant des décennies ils sont gardé le silence.

Mais depuis le début de l’année, plus rien ne les arrête.

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Et ils sont nombreux à s’exprimer dans la rue et à dire à leurs dirigeants : nous ne voulons plus de vous.

La rue arabe se révolte et le monde entier a les yeux braqués sur elle.

Du Maghreb, jusqu’au Golfe persique, en passant par le Moyen Orient les peuples se soulèvent…

Tout a commencé avec la Tunisie.

Ce pays de 10 millions d’habitants, dont 42% ont moins 25 ans, et où le taux de chomage explose, est gouverné par Zine el-Abidine Ben Ali durant 23 ans.

Le 14 janvier les Tunisiens célèbrent leur victoire.

Ils ont reussi leur pari : Ben Ali est parti. Et l’attitude de l’armée tunisienne, qui refusé de tirer sur la foule, a été déterminante.

Des manifestants emplis d’espoir à l’image de cette femme : “un message a tous les peuples du monde: ne craignez pas les dictateurs, ne craignez pas les dictateurs, ne craignez pas les dictateurs”, dit-elle.

Message recu en Egypte où les même slogans fleurissent. Ce grand pays gouverné par Hosni Moubarak depuis 29 ans, c’est 85 millions d’habitants, un taux de chomage à 9% et là encore de très nombreux jeunes.

Pendant 18 jours les manifestants ont tenu Place Tahrir : ils ont résisté à la charge spectaculaire des pro-Moubarak, ils ont bravé le couvre-feu que l’armée n’a pas imposé par la force. Il n’ont pas cru aux promesses du Raïs…. Jusqu’au 11 février, où les Egyptiens ont fêté son départ…

De quoi donner des idées en Algérie.

Ce grand pays du Maghreb compte plus de 35 millions d’habitants. Pour la moitié ce sont des jeunes, eux aussi gravement touchés par le chomage…

A Alger aussi ils osent, malgré la peur et la présence massive de policiers : le 12 février dernier certains demandent publiquement le départ d’Abdelazziz Bouteflika et la fin de l‘état d’urgence en vigueur dans le pays depuis 1992.

“Nous voulons une Algérie libre, une Algérie démocratique… voilà pourquoi nous sommes là aujourd’hui”, nous dit cet Algérien.

Le printemps arabe touche maintenant la Libye dirigée d’une main de fer depuis 40 ans par le Colonel Mouammar Khadafi.

La Libye compte plus de 6 millions d’habitants, pour moitié de jeunes.

Malgré le controle des médias, les appels à manifester se sont multipliés sur Internet où ces images ont été postées. Ils réclament la libération d’un militant des Droits de l’Homme.

La Jordanie, ou règne le roi Abdallah II depuis 1999, c’est 6,5 millions d’habitants et une majorité de jeunes. Le taux de chomage s‘élève officiellement à 12,3%.

La Jordanie c’est le parent pauvre des riches monarchies pétrolières. Ici c’est la vie chère et le besoin de plus de démocratie qui ont poussé les gens dans la rue.

Le Yemen est gouverné depuis 33 ans par Ali Abdallah Saleh. L’Etat du Golfe compte aujourdhui près de 24 millions et demi d’habitants, dont 65% de jeunes.

Des jeunes qui réclament le départ de leur dirigeant et ne se contentent pas de sa promesse de partir à la fin de son mandat, en 2013.

Ancien protectorat britannique, Bahrein est une monarchie constitutionnelle avec à sa tête le Roi Hamad bin Isa al-Khalifa.

Etat pétrolier d’un million deux d’habitants, Bahrein est le seul pays du Golfe peuplé en majorité de Chiites mais gouverné par des Sunnites.

Des Chiites qui réclament un changement de régime.

Enfin, avec 75 millions d’habitants, dont 65% des jeunes, et un taux de chomage à 14,3%, l’Iran de Mahmoud Ahmedinejad, est gagné par ce vent de révolte.

Après la violente répression qui a suivi les manifestations post-électorales de l‘été 2009, l’opposition iranienne tente aujourd’hui de relancer le mouvement….