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Alger : nouvelle marche interdite par le pouvoir

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Alger : nouvelle marche interdite par le pouvoir

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“Y en a marre de ce pouvoir”. “Pouvoir assassin”.

L’opposition est redescendue dans les rues d’Alger une semaine après la marche interdite par les autorités et qui avait rassemblé plusieurs milliers de personnes.

Appel au changement, levée immédiate de l‘état d’urgence, fin du système de gouvernance unique, ou encore libéralisation des champs politiques et médiatiques. Les revendications restent sensiblement les mêmes que le 12 février.

Lancée à l’appel d’un collectif de partis, d’associations et de syndicats, la marche a été empêchée avant même l’arrivée des manifestants. Quelques centaines d’entre eux ont néanmoins réussi à forcer l’impressionnant cordon policier avant d‘être repoussés, parfois violemment.

Un député du RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, a été blessé après avoir été violemment pris à partie. Il serait actuellement à l’hôpital.

A la différence de la Tunisie ou de l’Egypte, la contagion semble toutefois ne pas avoir gagné l’Algérie même si l’exaspération y est à son comble.

Ebranlée par près de 20 ans de guerre civile, une majorité des Algériens souhaite visiblement tourner la page des violences qui ont fait des dizaines de milliers de morts.