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Au Bahreïn, l'opposition attend la démission du gouvernement

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Au Bahreïn, l'opposition attend la démission du gouvernement

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Un début de dialogue entre le pouvoir et l’opposition semble s’engager au Bahreïn, alors que la place de la Perle de la capitale, Manama, a connu un début de journée tranquille. Le départ de l’armée et de la police, ordonné par le prince héritier cheikh Salman Ben Hamad Al-Khalifa, a eu pour conséquence immédiate de faire revenir des milliers de personnes en ce lieu devenu le symbole de la contestation populaire contre le régime. Quatre manifestants avaient été tués jeudi pendant la dispersion violente d’un sit-in pourtant pacifique.

“Vous voyez ici des femmes avec leurs enfants, des familles. Pas seulement des hommes”, remarque un manifestant, comme pour souligner le caractère bon enfant de l’occupation de la place. Mais un obstacle majeur à l’ouverture concrète d’un dialogue demeure : l’opposition réclame pour cela la démission du gouvernement. Et, pour accentuer la pression sur le pouvoir, l’Union générale des syndicats a appelé à une grève dans l’ensemble des secteurs d’activité.

Le Premier ministre du Bahreïn est à ce poste depuis 40 ans et il est l’oncle du roi. L’opposition réclame l’instauration d’une monarchie constitutionnelle, des élections libres puis un chef de gouvernement issu de la majorité parlementaire.