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Afflux de réfugiés : l'Italie fait pression sur ses partenaires

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Afflux de réfugiés : l'Italie fait pression sur ses partenaires

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Faire de la place pour les prochains. C’est le mot d’ordre au camp de Lampedusa. Sur les 6.000 Tunisiens ayant afflué dans la petite île italienne, il en reste un millier. La plupart ont été transférés en Sicile ou sur la péninsule.

“Si demain, un nombre exorbitant de migrants arrive, nous nous adapterons, nous essayerons de nous organiser comme nous le faisons aujourd’hui. Mais nous agirons au jour le jour, selon les besoins”, explique le directeur du camp.

Pressés par Rome, les ministres européens de l’Intérieur ont débattu de la crainte d’un exode de réfugiés vers l’Europe. Pour Roberto Maroni, l’Italie n’y résisterait pas :

“L’invasion de un million, 1,5 millions de réfugiés en Italie, comme l’a estimé Frontex, mettrait à genoux n’importe quel Etat. C’est pour cela que nous demandons la solidarité de tous les pays européens, à la fois pour les contrôles et pour l’hébergement”, a martelé le ministre italien de l’Intérieur.

Mais c’est une fois encore un dialogue de sourds entre le Nord et le Sud. Un Nord qui estime que l’Italie dramatise, et un Sud qui plaide pour un partage du fardeau, France mise à part. Seule évolution notable : on ne parle plus d’immigrants mais de réfugiés.